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Trésors des philatélistes : Œuvres de Bagnards

Publié le : 15/09/2022 11:27:22
Catégories : Philatélie - Timbres

De par leur rareté, ces timbres font l’objet de toutes les convoitises. Ils ont été minutieusement gravés sur du bois par un forçat. L’identité de celui-ci n’a jamais été dévoilée au grand jour. Le service postal de la Guyane n’a pas trouvé des artistes qualifiés à proximité pour la réalisation des vignettes nécessaires. Pressé par le temps, il a fait appel à des bagnards. Ceux-ci étaient la seule main d’œuvre disponible sur place. Le résultat obtenu n’était pas si mal. Par ailleurs, les insuffisances techniques se font facilement remarquer sur les timbres. 

Une œuvre d’art à part entière

Les procédés primitifs et simplistes utilisés pour la réalisation de ces timbres ne répondent pas aux exigences postales. Toutefois, le peintre André MARCHAND a fait remarquer que ces lignes brutes constituaient toute la beauté des vignettes. Ainsi, ce critique de talent a considéré ces timbres comme de véritables chefs d ’œuvres. D’où leur nom « les œuvres de Bagnards ». Bien que le dessinateur n’ait jamais eu l’idée d’explorer son talent, il avait certainement un don. 

L’utilisation des œuvres de Bagnards

Autrefois, les œuvres de Bagnards servaient à l’affranchissement des colis d’or. Ceux-ci provenaient des placers de l’Inini ou encore de Saint-Laurent-du-Maroni pour arriver à Cayenne. Le trajet se faisait par voie aérienne vers les années 20. L’usage de ces vignettes était particulièrement limité. De plus, bon nombre d’exemplaires ont disparu. A ce jour, les œuvres de Bagnards sont considérées comme étant des raretés philatéliques. Cela explique pourquoi les philatélistes aguerris en font une collection. Pour acquérir un exemplaire, il faut préparer plusieurs dizaines de milliers de francs. 

Les trésors des philatélistes à ce jour 

Les œuvres de Bagnards ont été exposées à l’hôtel Royal à Nice, aux côtés d’autres trésors de la philatélie aérienne. Par ailleurs, il ne s’agit pas d’un cas rare dans l’univers du timbre-poste. Parmi les timbres datant de l’époque coloniale française, il existe deux cas conformes. 

On retrouve la représentation du célèbre empereur Napoléon III qui a été directement gravé sur une pierre sans la moindre technique de reproduction mécanique. Cela a été réalisé par le sergent Triquerat de l’infanterie marine. En ces temps-là, la Nouvelle-Calédonie se servait des timbres passe-partout représentant le fameux aigle impérial. Elle ne disposait pas d’autre figurine postale. Les représentations existantes étaient réalisées à la main, ce qui explique les légères différences entre chaque exemplaire. A ce jour, ces timbres sont très recherchés par les collectionneurs, mais ils existent rarement en bon état. Chaque exemplaire vaut environ un millier de francs. 

Il existe également le fameux timbre de Diego-Suarez, à Madagascar vers la fin du 19ème siècle. Le gouverneur de l’Île manquait de timbres et demanda à un artiste apprenti de réaliser les vignettes. Une série de 4 timbres est sortie. Elle a été préparée dans la plus grande simplicité. Ces timbres ne sont pas aussi rares et valeureux que les premiers cités. Ils sont d’une valeur de quelques centaines de francs par exemplaire. Il existe également des imitations très semblables.

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